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Evénements

Place du 12-Septembre Cette place ronde est inaugurée en 1989, pour commémorer l’admission du canton de Neuchâtel dans la Confédération suisse le 12 septembre 1814. Cent septante-cinq ans plus tôt, la...

Place du 12-Septembre

Cette place ronde est inaugurée en 1989, pour commémorer l’admission du canton de Neuchâtel dans la Confédération suisse le 12 septembre 1814. Cent septante-cinq ans plus tôt, la Diète fédérale acceptait Neuchâtel comme 21e canton, en même temps que Genève et le Valais. Le canton reste pourtant principauté prussienne. Les républicains se montrent dès lors insatisfaits. «Les habitants du Bas voulaient être Suisses mais n’attachaient pas d’importance au régime, explique Jean-Pierre Jelmini. Ceux du Haut, eux, tenaient à voir se mettre en place une république.».

Une mésentente qui perdurera à travers le temps. Dès 1840 environ, les citoyens du Val-de-Travers se mettent à célébrer l’événement en décorant les fontaines tous les 12 septembre, alors même que le régime royaliste publie, en 1836, une loi interdisant toute célébration de cet événement. Pour les autorités neuchâteloises, la date du 12 septembre restera en effet longtemps dans les esprits comme un événement sans valeur, en comparaison au 1er mars 1848, date de la révolution. Ainsi, en 1965, la majorité du Grand Conseil neuchâtelois refuse de fêter le 150e anniversaire de l’événement. Il faut attendre le 175e anniversaire pour voir cette date célébrée et qu’une place lui soit dédiée. Cette année, le canton a fêté le bicentenaire de l’événement, ancrant désormais la tradition.

Le combat a également tourné autour du drapeau cantonal, modifié après 1848. Deux initiatives, en 1934 et 1954, réclameront, sans succès, le retour du drapeau aux chevrons, écusson historique de Neuchâtel avant la Révolution, associé dans l’esprit de beaucoup à l’Ancien Régime. Le canton gardera alors son drapeau vert-blanc-rouge, symbolisant la montagne, l’agriculture et le vignoble.


Avenue du 1er-Mars

Le 1er mars 1848, les révolutionnaires s’emparent du château, faisant tomber la monarchie. En 1856, un groupe de contre-révolutionnaires reprend le château et arrête les membres du gouvernement. En guise de réponse, les Confédérés viennent en renfort à Neuchâtel et emprisonnent plus de 600 royalistes dans la collégiale. Fâché, le roi de Prusse mobilise 12 000 hommes pour envahir la Suisse et reprendre Neuchâtel. La Confédération répond en levant à son tour 15 000 soldats envoyés aux frontières. «L’affaire de Neuchâtel» trouvera son épilogue lors de la ratification du traité de Paris en 1857, évitant ainsi un combat à l’échelle européenne.


Rue Emer-Beynon

Emer Beynon peut se vanter d’être à la fois le dernier curé et le premier pasteur de Neuchâtel. L’homme d’Eglise se convertit au protestantisme après le passage de Guillaume Farel. Les bourgeois de la ville acceptent la Réforme le 4 novembre 1530. Farel sera pasteur de Neuchâtel de 1538 à sa mort en 1565. Une rue lui est évidemment aussi dédiée.


Rue Georges-Auguste-Matile

Traducteur du roi et juge au tribunal souverain, l’intellectuel participe aux tentatives de contre-révolution ratées des royalistes en septembre 1856. Si une rue lui est dédiée, c’est toutefois parce que Matile est un des fondateurs de l’historio­graphie neuchâteloise moderne.


Rue Marie-de-Nemours

Marie de Nemours est la dernière descendante de la famille des Orléans-Longueville, seigneurs à la tête de la ville depuis le début du XVIe siècle. Très populaire, la princesse meurt en 1707, sans enfants. Sa succession sera très disputée: après plus de 27 séances, le Tribunal des Trois Etats élit Frédéric 1er de Prusse à la tête de la principauté, prétendant le plus éloigné de Neuchâtel.


Rue Coulon

Le commerçant et scientifique Paul Louis Auguste Coulon a payé lui-même l’amende de 300 000 livres infligée à la principauté de Neuchâtel en 1847 pour son refus de participer à la guerre du Sonderbund.


Rue Fleury

Cette rue cache la plus ancienne inscription en chiffres arabes de la ville, qui renvoie à l’année 1494, durant laquelle est né François Ier, de Vinci a commencé La cène et Christophe Colomb est nommé vice-roi des Indes occidentales.


Rue Jehanne-de-Hochberg

La famille Hochberg règne sur le comté de Neuchâtel entre 1458 et 1543. Dernière représentante de la famille, Jehanne épouse en 1504 le duc français Louis d’Orléans-Longueville. En raison de cette alliance, les douze cantons confédérés, alors engagés dans les guerres d’Italie face à la France, se mettent à douter de sa loyauté et décident d’occuper le comté de 1512 à 1529.


Rue Matthias-Hipp

Cet horloger-électricien, qui installe son usine à Neuchâtel en 1860, est à l’origine de l’installation de réseaux de pendules électriques dans la ville, selon un système novateur: une horloge mère pilote des dizaines d’horloges secondaires et transmet l’heure exacte par télégraphe aux abonnés. Il recevra des commandes de toute l’Europe. Il est aussi le concepteur du microphone, du sismographe, etc.

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