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Nous vous informons que le dernier numéro de L'Hebdo paraîtra exceptionnellement le vendredi 3 février 2017.

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Evénements historiques

Rue du Village-Suisse Elle rappelle la présence à cet emplacement du Village suisse de l’Exposition nationale de 1896. L’installation, comprenant 56 maisons et chalets, trois fermes, une église, 18 mazots, une...

Rue du Village-Suisse

Elle rappelle la présence à cet emplacement du Village suisse de l’Exposition nationale de 1896. L’installation, comprenant 56 maisons et chalets, trois fermes, une église, 18 mazots, une montagne de 40 mètres de haut et même une cascade, rencontre un succès phénoménal: plus d’un million de visiteurs, avec une affluence record – 40 000 entrées – le jour de clôture.


Rue du Simplon

Cette rue est ouverte au moment du percement du tunnel du Sim-plon. Inauguré en mai 1906, le passage ferroviaire sous les Alpes qui relie la Suisse et l’Italie mesure près de 20 km, un exploit pour l’époque. Il restera le tunnel ferroviaire le plus long du monde jusqu’en 1982.


Chemin du 23-Août

Cette rue du futur écoquartier de la Jonction commémore l’explosion, le 23 août 1909, de l’usine à gaz des Services industriels. Le sinistre, dû à une fausse manœuvre, coûte la vie à treize ouvriers. La violence de l’explosion est telle que toutes les vitres du boulevard Saint-Georges volent en éclats. Il faudra dix-sept jours pour que l’usine redémarre et que la ville soit normalement éclairée.


Rue du 1er-Juin

Les troupes confédérées, composées de 300 soldats fribourgeois et soleurois, débarquent au Port-Noir le 1er juin 1814. Elles sont accueillies par une population enthousiaste. Après quinze ans d’occupation française, cet épisode marque le rapprochement avec la Suisse. Genève rejoint officiellement la Confédération, dont elle devient le 22e canton, le 19 mai 1815.


Rue de la Confédération

Cette artère des Rues-Basses se nomme d’abord rue des Allemands, en référence aux marchands d’outre-Rhin qui s’y installent pendant les foires. Les autorités la rebaptisent rue de la Confédération pendant la Première Guerre mondiale: l’Allemagne a envahi la Belgique, neutre comme la Suisse, événement qui provoque un fort sentiment antigermanique.


Route des Jeunes

La construction de l’axe débute dans les années 30 pour occuper des chômeurs. L’éclatement de la Seconde Guerre mondiale interrompt les travaux. Une action populaire appelle alors les adolescents à terminer l’ouvrage: le chantier, d’une durée de quatre mois, devient une véritable fête patriotique, avec fanfares et discours.


Chemin de l’Escalade

Dans la nuit du 11 au 12 décembre 1602, le duc de Savoie attaque Genève par surprise avec plus de 2000 hommes. Munis d’échelles démontables, ils ambitionnent d’escalader les murs de la ville. La riposte genevoise, à laquelle participe largement la population, entraîne la déroute des troupes savoyardes.


Rue Royaume

Lors de l’Escalade, Catherine Cheynel, épouse de Pierre Royaume et mère de quatorze enfants, assomme un assaillant en lançant par sa fenêtre une lourde marmite dans laquelle mijote une soupe. La célèbre anecdote de la Mère Royaume, perpétuée dans l’imagerie populaire, représente un des symboles de la victoire genevoise.


Place Isaac-Mercier

Un autre héros de la nuit de l’Escalade, Isaac Mercier, membre de la garnison, fait tomber la herse de la porte Neuve, empêchant l’entrée des assaillants. Ce geste, qui contribue largement à l’échec des Savoyards, lui vaut deux ducatons (des pièces d’argent) et une admission gratuite à la bourgeoisie.


Rue du 31-Décembre

Il est question du 31 décembre de l’année 1813, date de la libération de Genève après quinze ans d’occupation française. En avril 1798, les troupes françaises envahissent Genève et la rattachent à la France. La ville devient le chef-lieu d’un nouveau département, le Léman. L’occupation affecte profondément l’économie locale. Mais la période française apporte aussi un certain nombre de changements positifs: un nouveau code civil, la séparation des institutions civiles et religieuses et une refonte des organes administratifs.

Quinze ans plus tard, les défaites militaires de Napoléon sonnent le glas de la présence française. La ville est libérée à la fin de l’année 1813 par les troupes autrichiennes qui marchent vers Lyon. Le 31 décembre, Ami Lullin, ancien syndic et chef du gouvernement provisoire, proclame la Restauration de la République.

Les nouvelles autorités ont conscience que l’isolement n’est plus une option: le temps des cités-Etats est révolu. La ville demande son intégration à la Confédération helvétique, son alliée de longue date. Cette requête est acceptée au terme de quelques ajustements législatifs et territoriaux, notamment pour rassurer les cantons catholiques. Genève devient le 22e canton suisse le 19 mai 1815.

Les efforts d’helvétisation qui suivent le rattachement à la Suisse expliquent l’origine de nombreux noms de rues, comme Guillaume-Tell ou Arnold-Winkelried. Plusieurs artères sont baptisées en référence à des cantons amis (rues de Neuchâtel, de Fribourg, de Berne, de Bâle, etc.).

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