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Lieux

Chemin Malombré Le banquier David Lenoir fait, en 1853, construire une villa et ordonne l’abattage de trois platanes qui la privent de soleil. L’initiative fâche Mme Lenoir, qui profite d’une absence de son mari pour...

Chemin Malombré

Le banquier David Lenoir fait, en 1853, construire une villa et ordonne l’abattage de trois platanes qui la privent de soleil. L’initiative fâche Mme Lenoir, qui profite d’une absence de son mari pour peindre sur le portail de la propriété les mots «Mal ombré». David Lenoir, qui ne manque pas d’humour, officialise l’appellation en la faisant graver sur une plaque de cuivre.


Chemin Surinam

Jean-Zacharie Robin, négociant genevois, achète un terrain dans l’actuel quartier des Charmilles en 1769. Il baptise sa propriété Surinam en souvenir de son long séjour dans cette colonie, où il possède une plantation. L’épisode rappelle que plusieurs familles genevoises (Fatio, Butini, Gallatin, Dunant) possédaient des intérêts en Guyane hollandaise.


Rue de Cornavin

L'axe tiendrait son nom d’une auberge appelée La Corne à Vin. Elle rassemble les retardataires qui n’ont pas réussi à regagner la ville, la porte située non loin fermant à la tombée de la nuit.

Certains historiens penchent pour une autre explication: le nom pourrait venir des vignes épiscopales qui couvrent la colline jusqu’au début du XVe siècle.


Rue des étuves

Les étuves du Moyen Age sont des bains publics chauds fréquentés tant par les hommes que par les femmes. Pénombre, vapeur et mixité: il n’en faut pas plus pour alimenter leur fort mauvaise réputation. Sans compter que les autorités peinent à les surveiller. Leurs tenanciers n’hésitent pas à endosser le rôle de proxénète ou d’entremetteur.


Place du Cirque

L’unique cirque permanent de Suisse est édifié en 1857 à l’angle du boulevard Saint-Georges et de l’avenue du Mail. Les Genevois y accourent surtout pour ses sketchs comiques se moquant de personnes connues. Le bâtiment abrite par la suite le cinéma Apollo, un des premiers de la ville. Il sera détruit en 1955.


Rue de la Maladière

Une maladière, nom donné aux établissements qui accueillaient les lépreux au Moyen Age, se trouvait à cet emplacement. Les lépreux sont alors considérés comme des parias et privés de droits sociaux et familiaux. Mais ils ne sont pas enfermés aussi sévèrement que les pestiférés et administrent eux-mêmes les lieux où ils vivent.


Rue des Granges

La très chic artère bordée d’hôtels particuliers surplombant la place de Neuve se compose au XVIIe siècle d’étables et d’écuries. Des vergers, des potagers et des granges se trouvent en contrebas. La bonne société genevoise habite alors la Grand-Rue. La rue des Granges s’embourgeoise au début du XVIIIe siècle, une époque particulièrement prospère pour Genève.


Place de Neuve

Pour se défendre plus efficacement contre les attaques, les Genevois suppriment en 1546 plusieurs sorties de la ville et les remplacent par une seule porte, baptisée porte Neuve. A la destruction des fortifications, au milieu du XIXe siècle, l’ancien emplacement de la porte reçoit le nom de place de Neuve.


Rue de Chantepoulet

Des poulaillers sont installés dès le XVIe siècle à l’emplacement de l’actuelle rue, à l’époque un passage entre deux fortifications. Le voisinage est dès lors réveillé tous les matins par le chant des coqs. Cer-tains auteurs pensent que l’appellation vient en réalité du nom d’une ancienne auberge.


Rue des Délices

Cette rue borde l’ancienne propriété de François-Marie Arouet, dit Voltaire. L’écrivain et philosophe français, figure emblématique des Lumières, s’établit à Genève en 1755, à l’âge de 61 ans. Il est alors indésirable en Prusse et en France et pense trouver au bout du lac, où il compte de nombreux admirateurs, un havre de liberté. Il achète une vaste propriété à Saint-Jean, qu’il baptise Les Délices.

Durant ses années genevoises, Voltaire tient aux Délices une véritable cour. Il y reçoit l’aristocratie genevoise et des hôtes de renom. Il accueille notamment le mathématicien et philosophe Alembert, qui dirige l’Encyclopédie aux côtés de Diderot, ouvrage pour lequel Voltaire rédige une trentaine d’articles. C’est également durant cette période que Voltaire écrit le Poème sur le désastre de Lisbonne et Candide, une de ses œuvres les plus connues.

Le calme est de courte durée. Fidèle à son habitude, Voltaire s’attire rapidement les foudres des autorités en installant dans sa villa une scène où il fait jouer des pièces de théâtre, activité interdite à Genève. Le conflit est encore avivé par l’article qu’il a rédigé sur Genève pour l’Encyclopédie, et qui n’est pas au goût des calvinistes. Lassé de ces querelles, il s’installe à Ferney en 1760.

Voltaire vend Les Délices à la famille Tronchin en 1765. Racheté par la ville de Genève en 1929, le domaine est aujourd’hui un musée et un centre de documentation sur Voltaire et le XVIIIe siècle.

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