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Lieux

Rue du Neubourg A la fin du XIIIe siècle, la ville, alors cantonnée sur la colline du château, s’étend sur la rive gauche du Seyon. Logiquement, le nouveau quartier prend alors le nom de Neubourg (bourg...

Rue du Neubourg

A la fin du XIIIe siècle, la ville, alors cantonnée sur la colline du château, s’étend sur la rive gauche du Seyon. Logiquement, le nouveau quartier prend alors le nom de Neubourg (bourg neuf).

Aujourd’hui, ce quartier conserve son cachet d’antan, avec ses rues pavées, ses arcades et ses discrets passages vers le reste de la ville. Au-dessus de la galerie Quintessence, sur la rue du Neubourg, un détail surprend: l’inscription «Mairie» peinte au-dessus de la porte d’entrée. «Souvent, des touristes me demandent: «Où est le maire?» Je leur réponds: «A côté!» s’amuse Anaïs Laurent, la galeriste. Le voisin, Aldo Bussi, joue en effet un peu le rôle de maire du quartier depuis qu’il a fondé, en 1979, la commune libre du Neubourg. «C’est parti du constat que les gens se croisaient tous les jours mais ne se saluaient pas», explique le retraité. Un petit groupe d’une dizaine d’habitants commence alors à organiser des événements pour animer la vie de quartier et en favoriser la cohésion, épaulé par près de 150 bénévoles. «Le quartier comptait beaucoup d’artisans qui mettaient toujours la main à la pâte pour organiser des événements.» Concerts de jazz à la fête des vendanges, célébration du Jeûne fédéral et de la Saint-Nicolas, peintures urbaines, expositions, animations pour enfants, etc. s’enchaîneront ainsi pendant près de trente ans.

Aujourd’hui, la rue du Neubourg accueille toujours des manifestations. Mais la commune libre, elle, est «en stand-by», les bénévoles ayant quitté le navire sans faire monter la relève. «C’est devenu un peu une cité-dortoir, constate Aldo Bussi, sans amertume. Plus personne ne se connaît vraiment, ne se salue. On est revenu au point de départ.»


Place des Halles

Dès 1373, les denrées précieuses, comme des étoffes ou des céréales, sont conservées dans des halles. Petit à petit, ces bâtiments perdent leur fonction et se transforment en boutiques, surmontées de salles de réunion. Depuis le XIXe siècle, la place des Halles accueille le marché. D’où son nom courant de place du Marché.


Chemin des Cibleries

Le mot «ciblerie», un terme régional, rappelle que cette rue accueillait un stand de tir, inauguré en 1882 à l’occasion du Tir cantonal. A l’époque, la ville comptait sept sociétés de tir. En 1894, l’installation est modernisée pour accueillir le Tir fédéral de 1898, organisé en l’honneur des 50 ans de la République neuchâteloise. Ce stand de tir fermera en 1963.


Rue des Parcs

A l’origine, cette rue longeait des vignes et des parcs à bestiaux construits pour garder les cheptels de la ville. Le lieu ne comptait alors aucune habitation. Le quartier des Parcs prend sa forme actuelle à la fin du XIXe siècle seulement, les premières maisons bordant le chemin des Parcs, les suivantes s’installant aux abords de la ligne de chemin de fer avant de gagner les hauteurs de la colline.


Avenue du Mail
Au XVIIe siècle, cet endroit accueille un terrain de mail. Ce jeu, semblable au croquet, a été importé par les princes français et deviendra très populaire à Neuchâtel. En 1788, le terrain de jeu laisse place à une grande allée peu utilisée, avant l’installation d’un jeu de quilles en 1844 et d’un stand de tir en 1846. A cette période, le quartier du Mail est aussi le lieu privilégié des grandes manifestations populaires, comme l’anniversaire du roi.


Rue de la Maladière

La maladière désigne un établissement hospitalier destiné à mettre en quarantaine les lépreux, contagieux. Une première maladière est construite en 1353, très à l’écart de la ville. Une deuxième est inaugurée sur la rue qui prendra son nom en 1492. L’établissement est désaffecté en 1651 à la suite de la disparition de la lèpre.


Rue des Moulins

Au Moyen Age, des moulins à eau sont construits le long du Seyon, notamment pour moudre le grain. Les corporations de meuniers comptent d’ailleurs parmi les plus importantes. La construction de la rue marque la première extension de la ville au XIIIe siècle, lorsqu’elle investit la rive gauche du Seyon. Au XIXe siècle, les bâtiments des anciens moulins sont transformés en appartements.


Rue des Poudrières

A la suite du développement de l’artillerie mobile en Europe, le premier magasin de poudre noire pour armes à feu est construit à Neuchâtel en 1509. Dès 1836, une seconde poudrière, construite à côté du château, remplace l’ancienne. En 1848, elle sera ensuite elle-même transformée en atelier d’artiste pour accueillir Edouard Dubois. A la mort du peintre, son père exige que les locaux soient prêtés gratuitement à des artistes. C’est encore le cas aujourd’hui. Les réserves de poudre sont quant à elles réparties dans plusieurs petites poudrières construites le long d’une route, à laquelle on attribuera ce nom.

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