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Nous vous informons que le dernier numéro de L'Hebdo paraîtra exceptionnellement le vendredi 3 février 2017.

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Personnalités

Pont Butin Le fameux édifice doit son nom à David Butin. Toute sa vie, ce riche commerçant d’Aïre doit utiliser le bac pour traverser le Rhône. A sa mort, en 1913, il lègue un million de francs...

Pont Butin

Le fameux édifice doit son nom à David Butin. Toute sa vie, ce riche commerçant d’Aïre doit utiliser le bac pour traverser le Rhône.

A sa mort, en 1913, il lègue un million de francs au canton pour la construction d’un pont. L’ouvrage, d’une hauteur de 273 mètres, coûtera finalement 13 millions de francs et ne sera inauguré qu’en 1926.


Rue Saint-Ours

Jean-Pierre Saint-Ours (1752-1809) naît à Genève dans une famille de réfugiés huguenots.

Il étudie la peinture à Paris, où il acquiert une certaine célébrité et se spécialise dans les portraits.

De retour dans sa ville natale, il occupe plusieurs mandats politiques. On peut voir ses œuvres au Musée d’art et d’histoire.


Rue émilie-Gourd

Toute sa vie, Emilie Gourd (1879-1946) a lutté pour le suffrage féminin. Assurance maternité, formation des filles et égalité des salaires comptent aussi parmi ses combats. Redoutable oratrice et polémiste, elle crée le journal Le mouvement féministe. La publication existe encore sous le nom L’Emilie. Il s’agit du plus ancien journal féministe encore en activité.


Rue Philippe-Plantamour

Chimiste et physicien, Philippe Plantamour (1816-1898) se passionne pour le Léman. Dans sa propriété des bords du lac, aujourd’hui le parc Mon-Repos, il installe un limnographe, instrument qui lui permet d'effectuer des relevés du niveau et des mouvements d’oscillation de l’eau. Il est aussi connu pour avoir inventé un procédé pour la dorure des roues de montres.


Quai Capo-d’Istria

Comte grec né à Corfou en 1776, Jean-Antoine Capo d’Istria se distingue aux yeux des Genevois comme diplomate du tsar Alexandre Ier: il défend l’indépendance de la Confédération et les intérêts de la ville au Congrès de Vienne. Il lutte par la suite pour l’indépendance de son pays, dont il devient président, avant de mourir assassiné.


Rue étienne-Dumont

Cette rue de la vieille ville a longtemps porté le nom de Belles-Filles, en référence aux prostituées qui en arpentaient les trottoirs et hélaient les hommes de leurs fenêtres. A la fin du XIXe siècle, les puritaines autorités genevoises la rebaptisent Etienne-Dumont (1759-1829), pasteur, juriste et citoyen respectable.


Rue Jean-Violette

Derrière ce floral pseudonyme se cache le poète d’origine zurichoise Jean-Frédéric Von Gunten (1876-1964). On lui doit la revue Violette littéraire et les œuvres Le Roseau sonore et Fleurs de la vie. Il devient président d’honneur de la Société des écrivains genevois dans les années 50.


Rue Rodolphe-TÖpffer

Ecrivain et caricaturiste, Rodolphe Töpffer (1799-1846), invente un procédé totalement nouveau: il mêle textes et dessins en les articulant en séquence. Il publie en tout huit de ces «histoires en estampes» qui font sa célébrité et lui valent aujourd’hui d’être considéré comme le père de la bande dessinée.


Avenue Alfred-Bertrand

Riche héritier, Alfred Bertrand (1856-1924) se passionne pour les voyages. Il parcourt l’Afrique, l’Amérique et l’Asie, gravit des sommets de 6000 mètres, fait deux fois le tour du monde, en profite pour colporter la bonne parole protestante. Quelque 1700 photographies et 900 objets ramenés de ses périples sont confiés après sa mort au Musée d’ethnographie. Sa veuve a légué à la ville le domaine de la famille, l’actuel parc Bertrand.


 Boulevard James-Fazy

Journaliste et homme politique, James Fazy est considéré comme l’inventeur de la Genève moderne, ce qui lui vaut une place de choix sur la carte de la ville: l’artère reliant la gare au pont de la Coulouvrenière.

Jean-Jacob Fazy, appelé James, naît à Genève en 1794. Son père dirige une fabrique de toiles et le destine à une carrière commerciale. Il l’envoie en Allemagne puis en France, où le jeune James, féru de politique, réalise qu’il fait fausse route et se tourne vers le journalisme.

Genève se caractérise à cette époque par son conservatisme. De retour dans sa ville natale, James Fazy se lance dans une lutte acharnée pour défendre les idées libérales. Il fonde le Journal de Genève avec quelques membres de l’opposition et devient le chef de file du radicalisme genevois, un courant du libéralisme qui réclame un changement politique «radical».

Largement soutenu par la population, le mouvement accède au pouvoir en 1846 et donne naissance à une nouvelle Constitution, qui consacre le suffrage universel et les droits politiques modernes. Le nouveau régime se lance dans de grandes réformes qui changent le visage de Genève: démolition des fortifications, ce qui permet de doubler la superficie de la ville, création de lignes de chemin de fer vers Lyon et Lausanne, fondation de l’Hôpital cantonal et de l’Asile des vieillards, développement de l’éducation publique et création du premier système de retraite pour bas revenus. James Fazy meurt en 1878, à l’âge de 84 ans.

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