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Religion

Place des Augustins Le dernier couvent fondé à Genève, par l’ordre des Ermites de Saint-Augustin, voit le jour à cet emplacement en 1480. La Réforme sonne rapidement sa fin. Le 9 août 1535, une troupe...

Place des Augustins

Le dernier couvent fondé à Genève, par l’ordre des Ermites de Saint-Augustin, voit le jour à cet emplacement en 1480. La Réforme sonne rapidement sa fin. Le 9 août 1535, une troupe de citoyens genevois brûle ses images, dont un célèbre portrait de la Vierge réputé pour ses pouvoirs guérisseurs.


Rue Michel-Servet

Eminent médecin espagnol, Michel Servet est arrêté à Genève en 1553. Haï par Calvin pour ses thèses hérétiques, il est condamné au bûcher de Champel et connaît une fin effroyable: le bois est humide et son agonie, dans d’immenses souffrances, dure plusieurs heures. L’épisode tourmentera longtemps la conscience des Genevois, qui finiront par lui édifier une stèle.


Rue Théodore-de-Bèze

Le célèbre Réformateur, âme de l’Eglise de Genève après la mort de Calvin et habile tacticien, parvient à guider la nouvelle confession à travers une époque marquée par les guerres de religion. Il occupe par ailleurs pendant quarante ans (il vécut 86 ans!) la fonction de recteur de l’Académie de Genève. C’est à lui que l’on doit la création de la Faculté de droit.


Rue de la Synagogue

Genève abandonne la stricte unité religieuse au milieu du XIXe siècle. La liberté de culte ouvre la porte à l’édification de bâtiments d’autres confessions. La communauté juive fait construire, entre 1853 et 1857, la grande synagogue de Genève, aujourd’hui connue sous le nom de Beth-Yaacov.


Rue des Corps-Saints

Ce nom fait référence à une croyance populaire, qui voulait que les corps des saints martyrs Nazaire, Celse et Pantaléon reposent dans la crypte de l’église Saint-Gervais. Il s’agit de l’une des plus anciennes rues du quartier.


Rue d’Enfer

Un cimetière, disparu à la Réforme, bordait au Moyen Age l’église de la Madeleine. Les rues qui longent l’édifice religieux rappellent sa présence: rue d’Enfer, rue Toutes-Ames et rue du Purgatoire. Non loin de là, on trouvait autrefois également les rues des Limbes et du Paradis.


Rue de l’évêché

Le dernier évêque de Genève, Pierre de la Baume, fuit à la veille de la Réforme. Le palais épiscopal devient alors une prison. Détruit en 1840, il est remplacé par un pénitencier «moderne», avec chauffage et eau courante. Ce bâtiment a depuis également été rasé. La belle terrasse Agrippa-d’Aubigné se trouve aujourd’hui à son emplacement.


Rue de la Madeleine

Cette rue est située à proximité du temple de la Madeleine. Au début du XVe siècle, l’édifice est dédié à sainte Marie-Madeleine. Brûlé en 1430 puis reconstruit, il accueille en 1535 la première prédication protestante en langue française, donnée par Guillaume Farel. Il sert depuis au culte réformé.


Promenade de Saint-Antoine

Le lieu doit son nom à une chapelle dédiée à Saint-Antoine, adossée à la porte du même nom ouverte dans les murs de la ville au XIIIe siècle. Elle est aménagée et plantée d’arbres en 1806. L’écrivain français Stendhal, grand amateur de la promenade, ne manquait pas de venir y admirer la vue, fort dégagée à l’époque, à chacun de ses passages à Genève.


Rue Jean-Calvin

Jean Calvin, Jehan Cauvin de son vrai nom, naît en 1509 à Noyon, en Picardie. Vers 1530, il rompt avec le catholicisme pour rallier les idées protestantes et devient un des principaux artisans de la Réforme. Avec son œuvre majeure, Institution de la religion chrétienne, publiée à Bâle alors qu’il fuit les persécutions, il est le premier à systématiser la nouvelle foi. Recruté par le réformateur Guillaume Farel, Calvin arrive à Genève, ville déjà acquise au protestantisme en 1541.

Calvin aura une influence immense sur toutes les facettes de la vie genevoise. Il participe à la réorganisation des institutions politiques et sociales et fait de Genève, alors une bourgade de province, un centre intellectuel et une terre de refuge au rayonnement européen. Il parvient à y attirer érudits et artisans, contribuant ainsi au dynamisme économique. Il fonde l’Académie, ancêtre de l’université.

Si Genève doit beaucoup au célèbre réformateur, elle ne lui attribue pendant longtemps aucune rue, par respect pour la modestie du grand homme. Peu avant sa mort, Calvin interdit plaques et statues en son honneur et défend même que l’endroit de sa tombe soit indiqué. A l’occasion du 350e anniversaire de la Réforme, en 1885, le Conseil municipal passe outre cette sévère instruction et décide de lui offrir une rue de la vieille ville. Calvin y vécut au numéro 11 en compagnie de sa femme, Idelette de Bure, vingt ans durant, de 1543 à sa mort, en 1564.

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