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Statuts et métiers

Chemin des Quatre-Ministraux Les quatre ministraux désignent quatre magistrats particuliers, qui, dès le XVe siècle, remplissent des fonctions politiques à la fois dans le législatif et dans l’exécutif de...

Chemin des Quatre-Ministraux

Les quatre ministraux désignent quatre magistrats particuliers, qui, dès le XVe siècle, remplissent des fonctions politiques à la fois dans le législatif et dans l’exécutif de la ville. Ils symbolisent la non-séparation des pouvoirs de l’époque, qui perdurera jusqu’à la fin de l’Ancien Régime, en 1814.

Au XVe siècle, la ville est gouvernée par un Conseil général, lui-même sous-divisé en deux parties: le Conseil des quarante (Grand Conseil) et le Conseil des vingt-quatre (Petit Conseil). Ce dernier fait aussi office de cour de justice. «Les conseils forment les prémices de l’autorité législative», explique Jean-Pierre Jelmini. Le Conseil général actuel, en quelque sorte. Parmi les quatre ministraux, deux siégeaient au Petit Conseil. On les appelait alors les Maîtres Bourgeois. Les deux autres, les Maîtres des Clefs, étaient issus du Grand Conseil. Tous les quatre formaient «l’autorité exécutive», en somme l’équivalent du Conseil communal d’aujourd’hui. A la différence que les quatre ministraux jouaient un rôle dans l’autorité à la fois législative et exécutive de la ville, ce qui serait inenvisageable aujourd’hui à l’heure de la séparation claire des pouvoirs.

Dès le XVIe siècle, le corps des quatre ministraux passe à sept personnes, sans pour autant changer de nom. Leurs tâches consistent à exécuter tous les avis du Conseil général, à faire régner l’ordre dans la ville, à préparer l’agenda politique et à étudier les dossiers avant de les faire voter par le Conseil général. «Ils représentaient les personnes les plus importantes de la ville de Neuchâtel, développe Jean-Pierre Jelmini. Seuls le gouverneur et le prince, souvent éloignés de la ville, étaient au-dessus.» Aujourd’hui ne reste de leur passage qu’une petite route à leur nom. Située sur les hauteurs de Neuchâtel, elle leur permet de garder un œil sur la ville.


Passage des Arbalétriers

Depuis le XIVe siècle, ce passage, situé aujourd’hui en plein centre-ville, servait de lieu d’entraînement aux arbalétriers. La Compagnie des Arbalétriers, fondée en 1406, est la plus ancienne de la ville. L’utilisation de l’arbalète, jusqu’alors considérée comme le meilleur moyen de défense, s’éteint au XVIe, avec l’apparition des armes à feu.


Ruelle des Chaudronniers

Le métier de chaudronnier consiste à battre ou marteler des feuilles de métaux pour former toutes sortes d’objets métalliques. Au Moyen Age, ce métier constituait l’un des piliers de la société. En 1696, la ville construit le temple du Bas, autour duquel se trouvaient alors les chaudronniers. Gênant les offices avec le bruit de leurs marteaux, les ouvriers se voient forcés de changer de lieu pour s’installer dans l’actuelle rue qui porte leur nom.


Rue du Clos des Orphelins

Le terme «clos» renvoie à un lopin de terre délimité par un mur, une barrière ou une haie. En 1732, la ville construit la Maison des orphelins (devenue l’Hôtel communal dès 1876) pour y accueillir les enfants sans ressources. Avec le soutien de mécènes, elle leur attribue aussi un «clos» où ils peuvent se former aux métiers de la terre. La Maison des orphelins a recueilli 1274 enfants entre 1733 et 1875.


Rue des Epancheurs

A l’origine, cette rue longeait la rive du lac. Les pêcheurs venaient à cet endroit épancher leurs filets, c’est-à-dire les faire sécher et les réparer. Dès le XVIIe siècle, la ville de Neuchâtel s’est développée en accroissant artificiellement ses rives. Aujourd’hui, à la suite des remblaiements successifs des rives, le bord du lac se trouve à plus de 150 m de la rue des Epancheurs.


Rue des Messeillers

Un messeiller était chargé par la communauté de veiller à ce que personne ne vole de raisin ou de fruits et de s’assurer que les agriculteurs et bergers respectent les règles établies en matière de garde d’animaux. Si quelqu’un fautait, il lui confisquait un bien, que le coupable pouvait récupérer contre paiement d’une amende. Si la
somme était versée, le messeiller en recevait la moitié.


Chemin de la Seigneurie

Le nom, donné en 1990, de ce chemin longeant la crête de Chaumont fait référence à l’ancienne seigneurie de Valangin. «Le clivage Haut-Bas remonte à 1350 et l’opposition entre les autorités de Valangin et de Neuchâtel», suggère Jean-Pierre Jelmini. La seigneurie de Valangin, qui s’étendait sur tout le Val-de-Ruz et les Montagnes neuchâteloises, a été rachetée par le comté de Neuchâtel en 1592 pour 70 000 écus d’or.


Rue des Vignolants

Le terme de vignolants apparaît dans une charte de 1520 qui autorise les vignerons à se regrouper en corporation pour faire valoir leurs droits. La rue n’est pourtant baptisée qu’en 1965, année de son inauguration. L’idée s’est imposée après la création de la Compagnie des vignolants en 1951, dont les membres ont souhaité remettre cet ancien régionalisme au goût du jour.

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