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Genève: Soixante noms de rues qui racontent la ville d'autrefois

 

Histoire. Taconnerie, Malombré, Chausse-Coq, Etuves ou encore Cornavin… Les appellations des rues, dont l’origine est souvent oubliée, permettent de retracer le passé de la ville. Promenade dans le temps, entre petite et grande histoire.

«Chaque appellation est une leçon d'histoire!»

La arte de Genève révèle bien des secrets à qui prend le temps de la parcourir. Parmi les 907 noms de rues, places, ponts, avenues ou boulevards, beaucoup sont certes familiers. Mais que connaît-on réellement de leur signification? En général, bien peu de chose. Pour le citadin du XXIe siècle, ces adresses représentent avant tout des destinations, des lieux de résidence, des places de travail ou des bons plans pour sortir.

Les noms des rues racontent pourtant la Genève d’autrefois. «Ils constituent un moyen détourné de retrouver le passé de la ville, résume Christian Vellas, auteur de nombreux ouvrages sur la cité du bout du lac et ses rues à travers le temps. Chaque appellation est une leçon d’histoire!»

Comment ont germé ces désignations? Au Moyen Age, elles évoquent souvent les familles ou les métiers d’un quartier. Les lieux avoisinants représentent aussi une source d’inspiration. C’est au XIXe siècle que l’on commence à honorer la mémoire des citoyens méritants. La destruction des remparts, à partir de 1850, constitue une nouvelle étape importante. «L’attribution de noms aux rues se systématise, explique Laurent Niggeler, président de la Commission cantonale de nomenclature. Avec l’agrandissement rapide de la ville et les brassages de population qui en découlent, les gens se connaissent moins bien. La nécessité de se repérer dans le territoire s’accentue, notamment pour les besoins de la poste, alors en plein essor.»

Le cadastre genevois affiche aussi quelques spécificités locales. Comme la marque de la Réforme, bien sûr. Mais aussi des références à la Confédération, qui attestent des efforts du canton pour affirmer son appartenance à la Suisse. La plus évidente reste cependant la place accordée à Rousseau, dont la vie et l’œuvre se retrouvent sur plus de dix plaques. «Les Genevois avaient brûlé les livres du philosophe, souligne Christian Vellas. Ils ont voulu réparer leur faute.»

Actuellement, en moyenne, une vingtaine de nouveaux noms de rues sont alloués chaque année dans le canton de Genève, principalement dans les communes périphériques. De quoi alimenter encore bien des livres d’histoire. Largeur.com

Religion

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Topographie

Avenue de Champel Le nom de Champel vient probablement du bas latin campellum, qui signifie «petit champ». Au Moyen Age, on y assiste aux exécutions publiques. Le gibet est mis hors service en 1750, mais le lugubre passé du lieu...

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Evénements historiques

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Métiers et habitants

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Lieux

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Personnalités

Pont Butin Le fameux édifice doit son nom à David Butin. Toute sa vie, ce riche commerçant d’Aïre doit utiliser le bac pour traverser le Rhône. A sa mort, en 1913, il lègue un million de francs...

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