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Obligations: à jeter actions: s’en méfier

Mis en ligne le 08.10.2015 à 05:57

© Dessin original de Matthias Rihs



Yves Genier

TITRES Les taux d’intérêt pourraient monter dès cet automne aux Etats-Unis, ce qui devrait faire baisser la valeur des emprunts obligataires. La solution: vendre avant qu’il ne soit trop tard, ou prendre davantage de risques.

Si vous possédez des obligations ultrasûres, comme des emprunts des pouvoirs publics suisses, c’est le moment de vous en débarrasser. D’abord, elles ne rapportent pratiquement rien et ne rapporteront guère plus dans un avenir proche. Ensuite, elles risquent de perdre de la valeur, et peut-être plus vite que vous ne le pensez. Au final, vous serez perdant sur tous les tableaux alors que votre voisin, plus avisé, aura su profiter de la hausse des taux d’intérêt qui s’annonce, d’abord outre-Atlantique, puis sur le Vieux Continent.

Pour obtenir un rendement quelque peu présentable – après les frais –, la seule solution consiste à prendre des risques. Soit d’investir dans d’autres obligations que celles de la Confédération ou de multinationales suisses, soit dans des emprunts étrangers ou dans des actions. A la condition, pour ces dernières, de se montrer très sélectif et rigoureux, bien entendu. On y reviendra.

Le titre financier le plus sûr pour un épargnant suisse, au-delà du compte en banque, c’est l’obligation de la Confédération. Le placement préféré des caisses de pension, qui y voient le moyen de toucher du rendement sans faire de cauchemars la nuit. Sauf que ces mêmes caisses se plaignent, avec raison, de la misère que leur offrent ces titres: entre - 0,3% et 0,26% ces six derniers mois. Même pas de quoi couvrir les coûts facturés à leur détenteur privé! En plus, il arrive, lors des périodes de grande tension, notamment autour de la Grèce, que les rendements descendent au-dessous de zéro. C’est donc le créancier qui paie pour prêter!

Cette modestie extrême est causée par le niveau très élevé des prix, lequel résulte de la très forte demande pour des placements sûrs dans une monnaie aussi recherchée que le franc. Une obligation à dix ans au prix nominal de 100 francs s’achète aux alentours de 116 francs à la Bourse suisse. Or, à l’échéance, la Confédération remboursera 100 francs (le prix nominal) à son détenteur, impliquant une perte de 16% pour ce dernier.

Le prix élevé de la certitude

Cette situation inconfortable pour l’épargnant peut devenir franchement risquée en cas de tensions sur les taux. «Si les taux d’intérêt montent, les prix des obligations baissent», témoigne Roland Bron, directeur romand de VermögensZentrum, un gérant de fortune. Cela en raison d’un effet mécanique simple: lorsque les taux d’intérêt croissent, les marchés ne sont plus disposés à acheter des titres qui ne rapportent rien. Et si les acquéreurs se détournent d’un bien, son prix baisse, au nom de la loi de l’offre et de la demande.

Or, la perspective d’un relèvement des taux d’intérêt est plus présente que jamais sur les marchés financiers, particulièrement aux Etats-Unis. Après des années de politique monétaire ultra-expansive, la Fed (la Banque centrale) a bien l’intention de durcir ses conditions à l’automne. Si tel est le cas, les marchés financiers suivront. Ils ont même, à certains égards, anticipé le mouvement. Le rendement à dix ans des bons du Trésor, qui sert de référence en la matière, a ainsi augmenté depuis le début de cette année, passant de 1,7% en janvier à près de 2,2% actuellement.

Evidemment, les conditions qui prévalent pour les placements en dollars ne se reportent pas automatiquement à celles des placements en francs suisses ou en euros. Engagée dans sa politique des taux d’intérêt négatifs (appliquée aux banques commerciales), la Banque nationale suisse n’est pas prête à prendre le même chemin que la Fed. Mais cette situation n’est pas appelée à durer au-delà de l’année prochaine, si l’on en croit les prévisions d’inflation de l’institution. Et même si un relèvement des taux n’est pas à l’ordre du jour, les marchés, dont le métier est d’anticiper, n’attendront pas un signal de Berne pour relever les rendements des placements de longue durée. Ils passeront peut-être alors à l’acte en 2016 déjà.

A la recherche du danger

«Dans ce genre de situation, il faut choisir les obligations de durée moyenne, entre trois et six ans, conseille Roland Bron. Et plutôt que de choisir des titres extrêmement sûrs, cotés AA ou AAA, il convient de sélectionner des emprunts un peu moins bien cotés (BB et plus), fréquemment émis par des sociétés trop petites pour offrir la même sécurité que la Confédération et les multinationales, mais qui sont très bien gérées. Leur moindre qualité les contraint à offrir des rendements plus élevés pour attirer les investisseurs.»

Cette catégorie de titres souffre néanmoins de deux désavantages. Elle est moins liquide, ce qui signifie qu’il est moins facile de la vendre pour le prix souhaité. Son rendement est moindre que celui de titres à durée plus longue.

Il est préférable, toutefois, de sélectionner des emprunts en francs suisses, qu’ils soient émis par des sociétés indigènes ou étrangères. Cela permet d’éviter le risque de change, particulièrement lors des brusques variations, comme celle qui a immédiatement suivi l’abandon du cours plancher franc-euro par la BNS en janvier dernier. Les emprunts en dollars sont généralement plus rémunérateurs. Mais attention au risque de change en cas de baisse du billet vert face au franc. Et les placements en euros sont tout aussi risqués du point de vue du taux de change. En outre, ils rapportent généralement moins.

Les professionnels de la finance proposent bien sûr de souscrire à des assurances de couverture (hedging), celles-ci sont cependant assez coûteuses et peuvent dévorer le bénéfice d’un placement en devises.

Et qu’en est-il des solutions de placements collectifs, comme les fonds ou les ETF (exchange-traded funds, en français fonds cotés en Bourse)? Ils permettent certes de diversifier les placements, et donc les risques. Mais ils coûtent aussi plus cher que des placements en direct, car ils font l’objet de frais de gestion facturés par les banques. La difficulté consiste à identifier un fonds dont l’indice de référence est suffisamment clair et transparent pour ne pas se retrouver piégé au premier accident de marché venu.

Le chasseur de rendements peut aussi s’engager dans l’univers des actions: plus risqué, mais aussi plus amusant quand les cours montent. Et cela peut rapporter (assez) gros, si l’on s’y prend bien, ou se révéler désagréablement stressant dans le cas contraire.

Les actions les plus rentables

Les actions ne sont pas que susceptibles de progresser (ou de plonger). Leurs sociétés émettrices versent aussi des dividendes, qui peuvent être d’autant plus élevés si la société est bénéficiaire. Naturellement, plus les dividendes sont substantiels, plus l’action est recherchée, plus son prix est cher. Mais lorsque le dividende est divisé par le prix, le résultat (exprimé en pour-cent de la valeur du titre) soutient aisément la comparaison avec les rendements des obligations de longue durée à profil risqué.

Cette stratégie s’appelle «rendement du dividende» ou, en jargon, «dividend yield»: une approche intéressante, en période de cours boursiers élevés et de taux d’intérêt bas, qui consiste à acquérir des actions offrant des dividendes élevés par rapport à leur prix d’achat, et cela sur la durée. Les sociétés suisses figurant régulièrement en tête du classement de cette stratégie sont Swiss Re (avec un rendement de 8,9%), Zurich (6,5%), UBS (3,8%), ABB (3,1%), Givaudan (3%), Swisscom (2,8%) et Credit Suisse (2,7%), selon le site spécialisé Topyields.nl.

Il faut cependant rester attentif aux sociétés qui offrent des rendements hors de toute proportion, comme les 15,3% de Transocean: ces chiffres apparemment fantastiques cachent en fait des actions déprimées reflétant le mauvais état de la société.

Impôt anticipé

Les sociétés de taille plus modeste paraissent même plus attrayantes puisque leurs cours, rapportés à leurs niveaux bénéficiaires, sont généralement moins élevés. En moyenne, les sociétés du SPI, l’indice des entreprises cotées à l’exception des plus grandes, offrent un rendement de 2,8%.

Cette approche souffre de plusieurs défauts. Le premier, bien entendu, est le risque, passablement élevé, d’un effondrement des cours boursiers dans les mois qui viennent. Le minikrach du 24 août a rappelé aux marchés le danger d’un tel accident.

Les actions, prises dans leur ensemble, sont chères en comparaison historique. Elles s’acquièrent entre 16 et 17 fois les bénéfices prévus pour l’année en cours contre une moyenne à long terme de 15 fois. «Celui qui achète des actions doit se permettre de les garder dix ans pour faire face aux risques de correction, qui sont très élevés», avertit Roland Bron.

Un autre danger est lié à la variation des dividendes. Ceux-ci, même s’ils sont votés en assemblée générale par les actionnaires, sont toujours le résultat de décisions des conseils d’administration des sociétés cotées, qui les déterminent en fonction du bénéfice. Qu’une année soit bonne, et le dividende suivant sera élevé. Au contraire, une mauvaise peut entraîner une forte réduction, voire une suppression du dividende l’année suivante, ou pour plus longtemps.

Enfin, le dividende est soumis à l’impôt anticipé, comme les coupons des obligations et les intérêts des comptes bancaires. L’épargnant est ainsi invité à retrancher 35% du montant brut afin de savoir ce qui atterrira finalement dans son porte-monnaie (lire en pages 4 et 5). Obtenir du rendement pour ses placements n’a jamais été simple. Mais la phase prolongée de «répression financière», de taux proches de zéro, rend l’exercice particulièrement redoutable.



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