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Le Hobbit: La bataille des cinq armées

Mis en ligne le 10.12.2014 à 16:00

Fantastique


Le Hobbit: La bataille des cinq armées

Publié par Tolkien dix-sept ans avant le premier tome du Seigneur des anneaux, Le Hobbit est un livre pour enfants relativement court. Un chapitre par soir, une petite histoire par chapitre, telle était à peu près l’ambition de l’écrivain britannique. Tirer trois films de cet ouvrage était dès lors une entreprise inconsciente. Chaque épisode est étiré jusqu’à en devenir inconsistant, les péripéties se suivent mais la narration piétine. Les deux premiers volets de ce Hobbit version Peter Jackson étaient passablement indigestes. Au souffle épique du Seigneur des anneaux se substituaient une esthétique très jeu vidéo, des séquences d’action parfois illisibles et une infantilisation pénible du récit. Le troisième volet corrige un peu le tir. Malgré une entame passablement laide avec la destruction de Lacville par le dragon Smaug, la narration prend ensuite de l’épaisseur à l’approche de ladite bataille, qui verra les nains, les hommes et les elfes s’unir pour combattre des lé- gions d’orques, de gobelins et de trolls. Bonne nouvelle, l’équilibre entre l’épique et l’intime, qui avait contribué à faire du Seigneur des anneaux une réussite, est à nouveau présent.

On est parfois proche des visages, avec la belle impression de voir un «vrai» film et non une tambouille numérique où, à part quelques mon- tagnes filmées en plan large, tout est faux. Mais, malgré une morale très actuelle faisant de la cupidité la mère de tous les maux, et des clins d’œil finaux appuyés à sa première trilogie, Jackson ne réussit pas à nous enchanter totalement. Avec Le Seigneur des anneaux, il inventait quelque chose, à savoir une nouvelle manière d’appréhender la fantasy, dont il faisait un genre hybride empruntant autant au fantastique qu’au film de cape et d’épée, au drame historique, voire même au western. Au sortir de La bataille des cinq armées, on se dit par contre que la fantasy ne se relèvera peut-être pas de ces films monstres et désincarnés. Après Jackson, le déluge.

De Peter Jackson. Avec Martin Freeman, Richard Armitage, Evangeline Lily, Ian McKellen et Orlando Bloom. Nouvelle-Zélande/Etats-Unis, 2h24.


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